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Toute ma vie en mots, poèmes, pensées, citations, histoires... Le temps possède un pouvoir extraordinaire pour les attentes précieuses qu'il leur consacre (Véro)

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Vide

Vide

 

Encore ce vide, cette attente interminable

On se sent si déçus et l’humeur en devient si minable

Ne faut-il jamais rien attendre ?

Pour ne pas souffrir à toujours essayer de comprendre

 

Le rêve d’idéal est-il obsolète ?

Devoir fuir ses désirs et les jeter aux oubliettes

Pourquoi à chaque fois est-ce si difficile ?

Alors que pleurer est toujours trop facile

 

Sentir son cœur enserré dans un étau, proche de l’implosion

N’ayant plus le courage de se battre, perdu de désillusion

Ne pas comprendre qu’un message d’espoir puisse laisser si indifférent

En sous-estimant nos besoins si implorants

 

En revenant ici je me sens comme dans une mine antipersonnel

A la recherche d’un ange qui semble avoir perdu ses ailes

De l’avoir tant imaginé était-ce une erreur ?

Par trop de rêves la réalité inflige la terreur

 

Alors les mots tombent comme vilaine solitude

Ceux-là même qui auraient dû fonder mes certitudes

Mais qui tomberont vides dans le puits du néant

N’ayant servi à rien, même s’ils m’ont paru  réels et vivants

 

Oui ces mots-là vivent car encore une fois ils saignent

Blessés à coup de lame parce qu’on les dédaigne

Ne laissant ni réponses, ni espoir à nos tourments

Ils ne parviennent plus à croire aux si bons sentiments

 

Seule amie que j’ai, attentive et soulageante

Elle demeure en moi-même, facile d’être présente

Mais je partirai avec le choix de ne plus jamais rien dire

Après tout pourquoi faire, l’expliquer serait bien peu suffire

 

Mais là encore l’occasion est bien ratée

Avec la terrible sensation d’avoir si souvent été quittée

A quoi bon se battre contre l’impossible surmenage

Et de vouloir traverser un océan d’utopie à la nage

 

Je finirai par me noyer, épuisée, lassée, éreintée

D’avoir cru que de l’autre côté le paradis pouvait exister

Etait-ce une erreur d’imaginer une chimère

Prenant la forme humaine de tout ce qui s’espère

 

Ce soir encore les mots me sont tombés dessus comme une avalanche

Sous laquelle je me protège tant que je peux, je me retranche

A toujours me choisir victime des circonstances

Humiliée, oubliée devient une offense

 

Et puisqu’il faut finalement bien se faire une raison

Pour ne pas s’aveugler d’une lueur qui semble s’éteindre à l’horizon

Prendre conscience que la nature humaine

Ne fera jamais de la poétesse, une sublime reine !

 

Mars 2010

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