Toute ma vie en mots, poèmes, pensées, citations, histoires... Le temps possède un pouvoir extraordinaire pour les attentes précieuses qu'il leur consacre (Véro)
Quittée
Ecrire comme cela fait si longtemps
Pour écouler toute l’eau de mon corps
Et lui faire comprendre que je l’aimais tant
Sans avoir à crier ma hantise de croire que tout est mort.
Toute ma force et volonté se sont achevées
Perdues dans un monde de désillusion
Où l’envie de rêver et se retrouver
Ne devenait qu’une mascarade tournée en dérision
Moi qui ai tant voulu comprendre et même parfois me soumettre
A faire acte d’abnégation, de gentillesse et de tendresse
Aussi fragile qu’une branche d’arbre face à la violence d’une tempête
Pourtant je n’attendais qu’il n’ait qu’un peu de courage pour éloigner ma tristesse.
Au fond je ne désirais qu’avoir un peu de valeur
Pouvoir lui témoigner de ma foi en lui
Mais a-t-il eu peur de m’ouvrir son cœur
Me rassurer de paix ce qu’il a parfois fui.
C’est vrai qu’il est si facile de m’accuser d’utopie
Pour surtout couper par ce nom tout espoir
Le vœu d’amitié sincère ne sera que dépit
S’il se réalise sous l’aspect d’affolantes idées noires
Néanmoins j’aurais voulu pour lui être soleil
Etoile ou lueur lumineuse et sentimentale
Couronné chaque pensée d’une aura de merveille
Au lieu de m’accabler de tant d’erreurs fatales.
L’amitié a sens unique ne nous mène qu’à la solitude
Face à un cœur impuissant sans courage d’aimer
Nous rendant si fragiles à chaque abandon ou désuétude
Epuisant nos forces à vouloir trop ramer
Peu importe tous ces mots qui ne savent plus conquérir
Geste de plume incapable de surmonter la douleur
Pourquoi m’avoir fait croire tant de fois qu’il suffisait de sourire
Pour repartir sur le chemin de la confiance sans pleurs
Il existait tant de projets et d’événements à nous offrir
Mais seule sans lui comme me battre contre le vent
Il préféra m’affubler du verbe bannir
M’enfermant dans l’absence avec mes rêves éprouvants.
Pour lui l’amitié devait être une épreuve aux envies et à la durée
Me prévenant d’abord qu’il faudrait beaucoup de patience.
Mais comment tenir quand l’attente ne fait que perdurer
Trébuchant sur les pavés de son insouciance.
Que n’ai-je pas compris ? Je n’ai jamais vraiment su me l’expliquer
Pourquoi de mes sourires rayonnants tentant de l’éblouir
Ou bien espérant du réconfort lorsque je me mettais à paniquer
Il compromettait nos chances d’avenir.
Il m’arrive parfois de regretter
Toute cette magie qui nous montait si haut
Et qu’en si bon chemin il fallut s’arrêter
Me faisant si souvent croire que je n’étais qu’un fardeau.
Tout avec lui j’aurais bâti ma foi
Mon courage, ma force et notre bonheur
Mais de tous mes échos il n’a su entendre ma voix
Préférant me quitter au lieu de contempler la couleur
Choisissant le noir de l’abandon
Pour me replonger dans de lugubres méandres
Ne comprenant ni l’audace ni le pardon
Me tendant la corde de l’adieu pour me pendre.
Tant d’histoires et de poèmes
A ce jour oubliés du chemin de nos vies
A quoi bon avoir dit « je t’aime »
Quand on déplore ce qu’est l’envie.
J’aurais élevé la voix de la sagesse
Si seulement il avait su me comprendre et m’accepter
Mais préférant ignorer mes faiblesses
Je crois que de Dieu il aurait voulu me faire athée
N’ayant plus que les mots de la poésie mon amie
Aujourd’hui, pour m’épancher lamentablement
Pourtant je me souviens encore qu’un jour il m’eut dit
« Maintenant il y a moi » et j’y croyais tellement
Pour son anniversaire mon cadeau aurait été si gentil
Pourvu qu’il le surprenne
Mais jamais il ne l’eut pressenti
Préférant se contraindre à la lecture d’une peine
Et pourtant, je croyais un jour le rencontrer
Passer du virtuel au réel
Atteindre son cœur par la plus jolie porte d’entrée
Cette journée aurait été tellement belle !
Sentir son souffle léger, un baiser doux sur ma joue
Et puis bien le regarder dans les yeux
Mais que de démesure pour un rêve aussi fou
Tout m’interdit à ce songe si merveilleux
Moi par amitié je lui aurais offert le voyage
Mais il m’aurait dit, « Véro, il te faudra résister »
Que pour s’orienter vers un si beau présage
Il ne suffit pas d’être tenté.
Peu importe aujourd’hui les morceaux de cœur qu’il m’arrache
Pour avoir fait d’un si beau sentiment une misère
L’amitié heureuse ne demande pas d’être lâche
Pour se donner il faut aimer satisfaire.
Alors pour son anniversaire mon cadeau n’est pas beau
Ce n’est qu’un recueil de pensées aux mélodramatiques mots
Laissant l’amitié s’allonger dans un tombeau
Et lire s’ensevelir son « Aimie » Véro.
03/11/2010